2020-01-15

Chapeaux !


Dans un album de famille, se trouve une photo que j’aimerais vous montrer.



Droit sous son couvre-chef, cet homme arbore un air satisfait, fier de son travail. Le panier en osier qu’il tient sur ses genoux, contient des formes qui pourraient servir dans la confection de chapeaux.

Nous avons trois fabriquants de chapeaux dans notre généalogie :
Antoine Falcouz, fils de François Noël, et gendre de Joseph Pérouse.


Le métier de chapelier est décrit dans un des billets que Véronique consacre aux métiers d’antan [i] .

Voici ce qu’elle écrit :

Les chapeaux étaient fabriqués en drap de laine mélangée à du poil de taupe. Le morceau d’étoffe était mouillé puis moulé sur une forme pendant quelques heures. Il était ensuite mis à sécher.

Regardons de plus près cette photo publiée dans son blog, elle montre la forme utilisée pour mouler le feutre, 



Il me semble évident sur la photo de l'album familial, que le panier de notre homme contient plusieurs de ces formes, qu'il a pu utiliser pour mouler les chapeaux qu'il fabriquait.



Des lettres écrites, en juin 1836, par Joseph, à son père Joseph Pérouse, témoignent de leur commerce de marchand de chapeaux, avant qu’ils ne cessent cette activité.
Les deux beaux-frères se rendaient à la foire de Beaucaire pour écouler les marchandises.
« B. a acheté le restant de nos peaux et du poil qui se trouvait dans les cases. Nous n’avons donc plus qu’à nous défaire des chapeaux que nous allons tous emmener à Beaucaire. Nous serons nécessairement forcés d’y aller tous deux Falcouz et moi. Il y aurait beaucoup trop à faire pour un. Je pense que Joséphine sera de la partie. Si nous vendons prix passable, nous irons à Marseille. […] »

Antoine Falcouz a épousé JoséphinePérouse qui est la fille de Joseph, marchand fabriquant de chapeaux de paille d’Italie. C’était le  11 janvier 1822, il y a 198 ans.

Peut-être se trouve-t-il une photo de Joséphine dans un de nos albums, mais comment le savoir ?


Nous avons donc une photo que j’aimerais attribuer à Antoine Falcouz.  
Quel âge peut-il avoir ?

Puis-je me permettre de la référencer sous son nom, sans faire d’erreur ? 


Les billets qui racontent ces trois chapeliers :
François Noël Falcouz : En arrivant à la Guillotière
Joseph : De Marseille à Trieste pendant la Révolution

Les précédents billets racontent les grands-parents d’Antoine.
Sa grand-mère : Antoinette
Son grand-père : "il s’appelle Noël"



[i] Je prépare le Généathème qui invite à lire les articles du  ChallengeAZ 2019. Cela m’a donné l’idée d’écrire cet article. 

2020-01-05

Les paroissiens de Pâquier


L’église de Pâquiers* est remplie de ses paroissiens. Le village presque tout entier a tenu à être présent. Les parents, les alliés, tous sont venus. Je ne suis pas sûre de reconnaître les Falcouz, Pollin, Garipel, Garipel Blachet, Izoard, Izoard Rey, Recolin, Recolin Blardon   Certains  font partie de notre famille, d’autres assistent en voisins, en amis.
Cette basilique romane a sans doute été le témoin d’innombrables événements familiaux depuis le XIIe siècle.


Tandis que les femmes se serrent sur les bancs, plusieurs hommes restent debout au fond de leur église paroissiale, guère plus grande qu’une chapelle, laquelle peine à contenir toute l’assistance.

Lorsqu’Antoinette entre avec une lenteur solennelle, l’émotion est tangible, les yeux se troublent, les mouchoirs s’agitent discrètement pour sécher quelques larmes.
Une faible lumière pénètre par les fenêtres, le froid pique, en ce quatorzième jour de février de l’année 1785.
De chaque côté de la nef, les trois piliers carrés supportent les voûtes en ogive qui font résonner les chants des femmes, soutenus par les voix graves des hommes.

Puis le silence s’installe. La porte est restée entrouverte, on est étonné de constater que le village paraît inhabituellement calme en ce jour.   


À présent, tous les participants de la cérémonie se tournent vers le curé officiant devant l’autel, sous la voûte en coquille. Il apprécie Antoinette et il le dit haut et fort.

Des regards furtifs se dirigent vers le premier rang où se serrent Noël Falcouz et ses deux fils Etienne et François Noël, deux gaillards de vingt-quatre et quinze ans. Ils n’ont pas compris comment les heures ont pu s’écouler depuis avant-hier soir ; pour eux, le temps s’est arrêté.

Le curé Jolly prononce cet hommage à Antoinette : " regrettée de tout le monde. Elle s’est attiré l’estime par sa douceur et ses autres vertus. Mais surtout par sa générosité envers les pauvres."


Le quatorze dudit mois et an (février 1785) j'ai inhumé Antoinette Pollin, femme de Sr Noël Falque, décédée avant-hier soir, munie des sacrements, âgée d'env[iron] 50 ans. Ont assisté à ses obsèques presque toute la paroisse, étant regrettée de tout le monde dont elle s'est attiré l'estime par sa douceur et ses autres vertus, mais surtout par sa générosité envers les pauvres.
Signatures: Ennemond Pollin, Antoine Pollin, (frères d'Antoinette) et Hugue Sauze 



Samedi dernier, la terre était encore gelée dans ces montagnes de Lans, mais ce lundi on a pu creuser la tombe à l’extérieur de l’église, dans le cimetière où reposent nos aïeux.

Dans quelques semaines, le printemps fera fleurir la végétation autour des croix plantées dans l’herbe. 

Antoinette Pollin (sosa 241) a été baptisée ici, le 22 juin 1733.
Elle s’est mariée dans cette église, il y a 263 ans, le 26 janvier 1757. 
Vous connaissez déjà son époux (sosa 240) : il s’appelle Noël.
Vous retrouverez prochainement son fils François Noël (sosa120), celui qui est venu habiter à Lyon.


Bibliographie
Guide du voyageur dans le département de l'Isère (XIXe siècle) sur Gallica

Iconographie
Chapelle Saint-Christophe de Pâquier

* Pâquier, Pasquiers ou Pâquiers, dépend de Saint-Martin-de-la-Cluze en Isère. (voir la carte en lien ci-dessous)

2019-12-26

Il s'appelle Noël


Noël, un prénom lumineux, au parfum de forêts de sapins.


Inspirée par le calendrier et par la proposition de La Gazette des Ancêtres, pour trouver ce beau prénom, je vais ouvrir une forêt généalogique dont j’ai peu parlé ici.


La famille Falcouz est originaire de Pâquier, un village dépendant de Cluze-et-Pâquier. Dans la province du Dauphiné, le Trièves est une région de moyenne montagne, située dans la vallée du Drac, à 25 km de Grenoble. Le 45°parallèle traverse Saint-Martin-de-la-Cluze qui est le village d’aujourd’hui.
Nous avons skié dans ces montagnes du Vercors, sans savoir que nos ancêtres exploitaient leurs forêts, labouraient leurs terres, soignaient leurs vignes, juste sous le contrefort est du massif. 


Noël Falcouz vivait à Pasquiers, au XVIIIe.
Des pâquiers désignent des paquerages, ou des pâturages. Les Falcouz et leurs parents possédaient des troupeaux, de bœufs, de vaches, de moutons…

Noël (sosa 240) nait en 1731. Il est décédé le 30 août 1816, à l’âge de 85 ans, au hameau de Peillavène.
Son beau prénom, Noël l’a transmis à son fils, « François » Noël (sosa 120) qui est né en 1768, puis il s’est perdu. 
Son petit-fils s’appelle « Antoine » Marie  (sosa 60). Il rappelle Antoinette Pollin, l’épouse de Noël Falcouz, (la seule chose que je sais d’elle vous sera racontée prochainement. En effet, à l’occasion de l’écriture de ce billet, j’ai pu enrichir leur forêt avec des histoires qui m’enchantent).
Le prénom Etienne, celui de fils aîné (né en 1759) aura un destin plus long, jusqu’au fils de Fanny, né en 1888, il est donné cinq fois.

Noël ou Noë
Le plus souvent, dans les actes où il figure, il est dénommé Noël. Mais il arrive que l’on dise Noë. Était-ce l’appellation courante ?

Falcouz et ses variantes
Puisqu'il exerçait la fonction de maire à Pâquiers, la signature de Noël Falcouz apparaît fréquemment sur les pages des registres BMS de la paroisse. Du fait de sa notoriété, il passe pour un témoin fiable, il tient le rôle de parrain dans sa famille ou pour certains de ses voisins. J’ai trouvé, aux AD 38, quelques actes notariés qui le concernent : contrats, vente de coupe de bois …
Il a dû en signer beaucoup d’autres que j’aimerais bien découvrir aux archives de l’Isère. 


Falcouz, Falcoz, Falcou, Falcoux, Falquoz, Falque
Tels sont les patronymes que l’on peut trouver dans les registres d’état-civil de la région.
Grâce à ce billet d’Estelle, je sais que le Z final ne se prononçait pas. Il indique qu’il faut prononcer en douceur Falcou.

Devinez à quel oiseau je pense maintenant … 

2019-12-21

Retour sur le billet X


X_Dossier Comment gérer les secrets … 

Vous avez été nombreux à lire ce billet :
Pour l’antépénultième jour de ce mois de novembre où le ChallengeAZ est dédié à la lettre X, il ne fallait pas faiblir. Je m’attendais à toucher entre 150 et 200 lecteurs. (Je suppose que ces chiffres sont gonflés, car mes pages sont aussi visitées par des robots et autres zappeurs.)
Surprise de voir qu'à ce jour le compteur indique 1797 lecteurs ! 
Je remercie La Gazette de Thierry Sabot de me suivre fidèlement et de mettre à l’honneur certains de mes billets, ce qui provoque un pic inattendu.

Les secrets
On peut supposer que le titre attire des curieux de secrets de familles. Ils ont dû être déçus, car dans le cadre de mon sujet, je m’attache à prendre des précautions dans la manière de présenter nos généalogies.

Il est intéressant de lire les commentaires. Les témoignages portent principalement sur les tabous liés à la naissance, d’autres sur la nécessité ou non de révéler les maladies.

Pourtant les malaises peuvent être bien plus variés : circonstances de la mort, enfants décédés et oubliés, maladies, suicides, faillites, dettes, condamnations et emprisonnement... sans préjuger de l’importance actuelle de ces situations. 

Avec l’outil Crowdsignal, j’ai lancé un petit sondage que j’ai voulu rapide. 
La plupart des participants ont passé moins de deux minutes, certains moins d’une minute, pour cocher leur choix dans chacune des questions.
Je ne m’attendais pas à recevoir 264 réponses ! 



Le sondage comporte quatre questions.
1 _ Faut-il révéler les secrets que l’on découvre dans nos généalogies ?
Ça dépend : Pour 164 personnes (soit 65%), l’attitude doit demeurer prudente, comme l’illustrent les commentaires pleins de nuances, écrits par les visiteurs.
Bien sûr : 85 participants, sûrs d’eux, envisagent de raconter leurs découvertes, sans rien cacher.
Sûrement pas : 4 personnes ont trouvé un secret qui doit le rester.

2 _ Avez-vous déjà découvert un secret de famille inconnu ?
Oui, ça m’est arrivé disent 200 (soit 78%) des 255 participants.
Non, jamais pour 27 personnes.
Pas encore, mais 15 ont de l’espoir.
12 généalogistes aimeraient trouver un secret de famille.
Une seule personne n’aimerait pas se confronter à un fantôme dans un placard.

3 _ Si vous avez trouvé un secret de famille ,
 A cette question, la réponse est étonnante :
C’est une histoire terrible qu’ont découvert 39 participants.
C’est une histoire banale qui ne poserait aucun problème de nos jours, pour la majorité des 201 généalogistes (soit 81 %).

4 _ Si vous avez mis à jour une légende familiale
La réalité apparaît très différente de la légende pour 91 (soit 63%) des 144 réponses.
La réalité collait à la légende pour 53 découvreurs d’histoire insolite.
Ceci nous invite donc à ne pas considérer toutes les légendes familiales comme des histoires vraies.
  
Au clic, pour voir le rapport de Crowdsignal

Ps. Merci aux nouveaux participants de ce sondage qui n'est pas clos. C'est sympa de répondre à ce petit questionnaire. Le 10/02/2020, vous êtes 276 à vous être exprimés (grâce à la mise en avant par La Gazette de Thierrey Sabot.)

2019-11-30

Z _ de A à Z . Bilan du ChallengeAZ 2019


Pour ce dernier article, c’est l’heure du bilan de mon ChallengeAZ 2019.
J’espère qu’il n’a pas suscité de l’ennui pour vous, d’autant plus que le thème s’intitule :
1001 manières de présenter sa généalogie, sans ennuyer


J'ai présenté un atelier sur ce même thème, lors de la semaine de la généalogie aux Archives de Lyon. 

Cette année, j’ai eu beaucoup de lecteurs, alors que je m’attendais à toucher 1/3 de mon lectorat comme précédemment, j’enregistre des scores proches de la moitié des statistiques des mois précédents.
Ce sont des participants du ChallengeAZ forcément ! Bien qu’ils aient été fort occupés par la rédaction de leurs propres ChallengeAZ, certains ont pris le temps de lire quelques pages.
Beaucoup de lecteurs ont commenté sur le blog et davantage sur les réseaux sociaux FB et TW.
Merci pour votre soutien et vos commentaires.

Voici le bilan des 26 articles
Le plus fou : R_ Récits
Le plus poétique : F_Feuilles et forêts
Le plus court … en cent mots : M_100 mots
Les plus ludiques : K_Cartes personnages et J_Jeux de cartes
Le plus lu : O_Ouvrages de nos aïeules   (Je ne sais pas exactement pourquoi ce billet a été vu 972 fois)
Le plus de commentaires : A_présentation. Sans surprise, le premier article annonce le thème que les lecteurs sont curieux de découvrir.
Le meilleur Tweet : W_Wikipédia (puisqu’il touche une large communauté de contributeurs.)

Celui que je préfère : Q _Questions
Celui dont je suis le plus fière, car je viens d’ajouter un nouveau bébé dans la blogosphère : B_Blog

Ceux qui ont suscité des discussions sur TW : L_Livre  et I_imprimer
Celui qui va déboucher sur de nouveaux billets :  G_Généathèmes

Celui qui donne envie de voyager :  V_Voyages
Ceux qui font voyager sur les cartes : C_Cartographie
S_Storymap : Trafalgar (je viens d’améliorer le visuel de  la carte)

Les deux que j’ai hésité à publier : U_Une Lettre adressée à l’aïeul et  H_carte Heuristique
Celui où j’ai proposé un petit sondage auquel vous avez répondu (jolie surprise) : X_ Dossiers X, les secrets
J’ai ouvert nos archives : E_ Écrire et N_NMD : une collection de faire-part
Les photos nous parlent : D_Diaporama et P_album Photo
On peut raconter une vie : T_Timeline de Thérèse
et des histoires : Y_Il était une fois ...

Jusqu’à la dernière lettre Z _ de A à Z . Bilan du ChallengeAZ 2019

Ouf, tous les articles sont sur le blog !

2019-11-29

Y_Il était une fois


J’ai choisi le thème de ce challenge AZ 2019  en m’inspirant des 1001 nuits.



Je n’ai pas le talent de Shéhérazade ... Je n’ai peut-être pas encore trouvé mille et une manières de présenter sa généalogie sans ennuyer. Mais, nous voilà arrivés à l’avant-dernière lettre de ce ChallengeAZ, vous pouvez  dérouler les 26 que j’ai expérimentées de A à Z, 

 Raconter la généalogie aux enfants

Lorsque j’ai présenté un atelier de généalogie aux Archives de Lyon, nous avons pu tester quelques manières d'initier les jeunes.
Ils devaient être accompagnés de leurs parents ou grands-parents, pour que la transmission se fasse en direct.
Les enfants, mais aussi les adultes, aiment qu’on leur raconte des histoires. C’est un plaisir de voir l’attention se focaliser sur le conteur qui commence son récit par les mots magiques : 
« Il était une fois... ».


Voici un arbre, parmi d’autres offerts par mon logiciel Généatique. Celui-là nous entraîne dans la forêt des contes :
Il était une fois un Petit Prince, une très jolie maman, un père mort jeune et des photos d’ancêtres …

Bien connu des petits lyonnais, Antoine de Saint Exupéry est présent dans notre paysage. Son acte de naissance est conservé aux Archives municipales, sa maison natale est proche. Certains ont vu le film ou lu « Le Petit Prince » dont l’image se trouve dans beaucoup de vitrines.

Les enfants ont appris à se repérer dans les représentations graphiques, à trouver des informations dans les actes. Ils ont ensuite dessiné leur famille sur des arbres, avec les indications de leurs grands-parents qui avaient même apporté des documents et des photos.

Comment racontez-vous votre famille aux enfants ?  

2019-11-28

X_Dossier X : les secrets


Sur cette photo, les arbres m'ont inspiré ces dossiers X

Comme ces arbres prêts à tomber qui nous barrent le chemin, 
les dossiers X réclament beaucoup de prudence.
Lorsque l’on explore la forêt de la généalogie, on risque de se confronter à des secrets de famille, même si on ne les cherche pas.

Agrume, Street art, Peinture fraîche, Lyon 2019

Deux articles de mon challenge ont abordé un très très ancien secret, datant du XVIIIe siècle, dont les adultes parlaient encore au début du siècle dernier, lorsque les enfants avaient quitté la table, m’a-t-on dit. Même si elles demeurent dans l’inconscient, j’en mesure les traces, aujourd’hui, chez leurs descendants !

Souvent, les choses cachées se révèlent d’une banalité étonnante, cependant il s’agit de replacer l’histoire dans le contexte, en essayant de ne pas juger les protagonistes.


La question de dévoiler nos découvertes aux personnes de la famille devient beaucoup plus délicate. Je vous renvoie à l’excellent billet (https://la-gazette-des-ancetres.fr/theorie-histoire-familiale/) que Sophie vient de publier, dans lequel elle conseille d’avoir beaucoup de tact.

Avec tout le respect qui est dû aux ancêtres, cela incite à la prudence. Si leurs histoires sont obscures, il est certains que plusieurs personnes avaient de bonnes raisons d’en laisser les détails dans l’ombre.


On peut se demander si le temps efface les secrets ou s’il les enfouit dans l’inconscient familial. Et, à partir de nos découvertes, s’il est préférable de les libérer vers la lumière ?

Lyon, Fête des Lumières

J’ai concocté un petit sondage rapide (surtout parce que cela m’intéressait de tester l'outil crowd signal ).


Arrivés ici, faites descendre l'ascenseur pour continuer à lire le sondage et à répondre si cela vous amuse. 

Si vous préférez aller sur le site, voici le lien :
https://briqueloup.survey.fm/secrets

*********************************************
Les résultats du sondage sont ici :

2019-11-27

W_Wikipédia


Wikipédia est une encyclopédie à laquelle vous pouvez tous contribuer. 

Les généalogistes sont des chercheurs consciencieux qui savent sourcer, c’est le plus important pour être digne de confiance.


Que pouvez-vous apporter à ce projet ?
Créer un article sur un personnage, une biographie, sur un lieu, sur un monument, etc. 
Enrichir un sujet, en ajoutant des informations avec des références.
Corriger des erreurs, des imprécisions ou l’orthographe. 
Illustrer avec des photos libres de droits, en les versant dans la médiathèque Wikimedia Commons. 


Pour ma part, j’ai déjà créé une douzaine d’articles.
Puisque j’avais déjà écrit, sur ce blog, des récits concernant des ancêtres, des collatéraux ou leurs amis, je pouvais trouver matière à reconstituer leurs biographies.
Bien sûr, le récit documenté que j’en fais ici est plus personnel … C’est une histoire que je raconte à mes enfants d’abord, à mes lecteurs ensuite. Je choisis la mise en scène, je permets à mon imagination de créer le décor. Il m’arrive d’entrer dans cette histoire, de rencontrer mes ancêtres, de laisser affleurer mes sentiments.

Le style est bien différent sur un article d’encyclopédie qui se veut factuel. Il y a des règles qui sont à respecter. On écrit au présent, le ton est neutre. Il est important de rester objectif et le plus exact possible. Chaque énoncé devient vérifiable s’il s’appuie sur une référence, une bibliographie. Pour qu’un article ne reste pas orphelin et peu visité, il faut le connecter à d’autres en créant des liens

Un article ne nous appartient pas, on ne peut même pas affirmer en être l’auteur, puisqu’il risque d’être rapidement modifié, enrichi, transformé, voire corrigé s’il contient des erreurs. Le dialogue est ouvert et public ; Wikipédia est un ouvrage collectif. Petit conseil : ayez la curiosité d’ouvrir l’onglet «voir l’historique » pour découvrir la genèse de la page. 

Voici quelques uns parmi mes articles :
Le nom souligné renvoie directement à l’article Wikipédia (qui a pu être modifié depuis sa création), suivi du lien, pour lire le récit sur ce blog.

Gabriel Pérouse  (refonte) • Arthur Bertin (création)
Béate  (refonte)
L’écho des Guitounes (atelier BML)
Editathons AD 69 créations : Louis Tolozan de Montfort ,  François de Mandelot ,  Famille Guerin
Editathon MBA : Claude un empereur au destin singulier : Portrait de Caligula (création) • Relief avec les personnifications de trois peuples étrusques (création) • Portrait de Germanicus (création) • Canthare en verre bleu de Cologne (création) • Atelier monétaire de Lugdunum (complété) • Victoire de l’autel des trois Gaules (création). • Bas-relief avec le portrait d’Antonia la Jeune (création)

Ne vous plaignez pas si un article de Wikipédia vous déçoit, parce qu’il comporte une erreur, une imprécision … Ajoutez des informations vérifiables, des liens, insérez une image libre de droits, complétez-le !
La communauté des Wikipédiens est particulièrement sympathique. Les Lyonnais étant très actifs, nous sommes investis dans plusieurs projets, au cours des prochaines semaines.

Avez-vous déjà contribué à Wikipédia ?

2019-11-26

V_Voyages


Dans la forêt des ancêtres,

                         marchez sur les chemins


Barjols, Var
Allez retrouver les maisons de vos aïeux, poussez la porte…

Découvrez leurs jardins secrets.


Entrez dans les églises.

Barjols, Var. Voir aussi ce texte

N’ayez pas peur des fantômes dans les cimetières !




Préparez vous plutôt à relever
leurs noms sur les tombes.
















Voyages réels, 
voyages sur carte (Google maps), 
voyages dans l’époque des cartes de Cassini, 
voyages dans les encyclopédies …


La généalogie est une incitation au voyage.
Pour vous aussi ?

2019-11-25

U-Une lettre adressée à l’aïeul



Cher Henri Camille,

Écrire cette lettre m’intimide quelque peu, j’espère que vous aurez l’obligeance de me pardonner de vous avoir réveillé, vous qui dormez depuis plus de deux siècles.
Je voudrais vous remercier de tout ce que vous avez fait pour nous, vos descendants ; je sais que nous vous devons beaucoup. Hélas ! Très peu d’entre eux connaissent votre identité ; au reste, les rares cousins qui ont entendu parler de vous ne se permettent pas de dire que vous pourriez figurer dans notre arbre généalogique.
Pour ma part, je n’ai aucun doute, car tous les indices témoignent en votre faveur.


Il y a trois de vos petits-enfants qui sont en mesure de penser à vous. Ce sont les miens (leur père est votre descendant à la 8e génération), ils vivent à des années-lumière de votre époque. Nous cherchons ensemble ce qu’il reste des traces de votre existence. Rassurez-vous, nous en avons retrouvé plusieurs. Le palais du Louvre qui vous est familier est maintenant un musée, un lieu où le peuple peut admirer les collections de peinture, des tableaux comme ceux de votre ami Jean-Baptiste Oudry. Cet établissement conserve même une toile qui vous a appartenu « Les plaisirs du bain » par Nicolas Lancret. Elle a été vendue en juillet 1770, cinq mois après votre décès, son pendant « Repas de chasse » a été perdu. Vous passiez pour un amateur de chasse et collectionneur d’art, mais accablé de dettes.

Henri Camille de Beringhen, par J.B. Oudry, 1722,

Pourtant quelle générosité, quel souci de transmission de bon père, vous avez montré à l’égard de votre fille unique, Sophie !
Je crois que vous avez dû aimer sa mère, La Belle Bouquetière, plus qu’aucune autre. Je sais d’ailleurs que la marquise, votre femme, l’avait prise sous sa protection. Sûrement, cela devait arranger vos rencontres, si elle vivait rue Saint-Nicaise. Vous possédiez là un hôtel particulier. Catherine Julie demeurait proche de vous, peut-être même dans votre maison. C’est à cette adresse qu’est née Sophie, le 3 janvier 1758.
Sa mère lui a donné votre prénom, ajouté au sien : Sophie Henriette. Cela m’apparaît comme une preuve de sa tendresse pour vous.
Le mari de Catherine Julie a reconnu l’enfant qu’il a élevée comme le sien. C’était sans doute son intérêt, puisque Jean Gabriel était contrôleur des Petites Écuries du Roi et que vous étiez son supérieur hiérarchique.
En tout cas, il a reçu un superbe cadeau, en gage de votre reconnaissance, pour avoir élevé votre fille comme si elle avait été la sienne. Je veux parler du domaine de Cormatin.
Certains prétendent que vous n’étiez qu’un vendeur ordinaire et lui l’acheteur honnête. Comment tenir cette version pour satisfaisante ? Ne cacherait-elle pas un bel héritage que vous vouliez transmettre à la petite Sophie ? Vous l’avez vue grandir, elle avait douze ans lorsque vous êtes mort en février 1770. Je me demande si elle s’est consolée de la perte d’un protecteur comme vous. Vous avez, sans doute, stipulé à Jean Gabriel que c’est à sa fille que le château et le domaine devaient appartenir.
Au décès de JG en 1783, Sophie est devenue propriétaire de la seigneurie d’Huxelles.
Vive et piquante, ses yeux noirs ajoutaient à son charme, elle avait vingt-cinq ans, elle était veuve depuis peu de temps.
Elle s’est empressée de vendre le château de Sercy que possédait Antoine, feu son mari, pour s’installer chez elle, à Cormatin, avec ses trois enfants et son nouvel époux, Pierre Marie Félicité. Ils profitèrent des moments de bonheur, de magnifiques fêtes furent organisées, ensuite des époques plus tristes, de discorde et de faillite. Ainsi va la vie...

Voici les dernières nouvelles, les connaissiez-vous ?
Si vous voulez que nous continuions à échanger, je serais ravie d’entretenir une correspondance avec vous et de vous envoyer des portraits de vos descendants.

Bien à vous,
MB

Ps. Cher Monsieur, si vous supposez ne pas être notre aïeul, veuillez ne pas me tenir rigueur des privautés que je me suis permises en vous adressant cette lettre.
Soyez assuré que vous avez toute mon estime, car je vous sais gré de nous faire rêver avec votre forêt généalogique que je continue d’explorer.

2019-11-23

T_Timeline de Thérèse



T
Timeline ou ligne de vie, il est temps présenter le jour T du #ChallengeAZ.

Il est utile de remplir un tableau avec Excel, selon le modèle proposé par Élise dont nous apprécions les conseils.
C’est une très belle manière de rendre claire de la biographie d’un ancêtre.

Asc.bloc note par Généatique 

Dans cette branche, Thérèse est peu visible, je ne possède pas de photo, seulement la date de naissance et celle du décès qui apparaît trop précoce pour cette jeune aïeule.

Ouvrons un tableau Excel et inscrivons ses dates, entre 1833 et 1857, à Lyon, pour entrer dans la temporalité de Thérèse M.


Déroulons les événements :
Au cours de son enfance, Thérèse a accueilli, dans sa fratrie, des naissances tous les deux ans : Jérôme en 1835, Élisa en 1837, Victor en 1839, Jean en 1841, puis Julie en 1846. .
Dans sa quatrième année, s’est-elle sentie abandonnée par son aînée, Claudine, morte à l’âge de 10 ans, le 4 septembre 1837 ?
Deux mois plus tard, le 2 décembre 1837, Élisa, une nouvelle petite sœur arrivait.
Thérèse a tenu ensuite dans ses bras : Victor, Jean et Julie. Elle a pleuré lorsque deux tout-petits sont décédés.
Victor est mort à l’âge de six mois en 1840. Jean à l’âge de un an en 1842.
Sa famille habitait à Lyon, place de la Baleine. L’été, ils passaient les vacances pas bien loin, dans la maison de l’oncle Joseph, à la Croix-Rousse, petite rue des Gloriettes. Celui-ci est mort en 1844. Ils ont déménagé pour s’installer auprès de leur tante.
Thérèse n’avait que onze ans lorsque son père mourut en 1849, Jean avait cinquante ans. Dans la famille on ne vit pas vieux !
Ensuite, tout s’est précipité, les quatre années suivantes furent les dernières de sa courte vie.
Thérèse Mital (sosa 45) était une jeune fille de dix-neuf ans, l’année où elle épousa Casimir Chartron (sosa 44). Elle était enceinte de leur premier enfant en octobre 1854, sa mère n’a pas eu le bonheur de voir son petit-fils, Joseph (sosa 22), ni Louis, né l’année suivante.
La petite Marie, qui aurait pu combler Thérèse, est née le 29 novembre 1856, hélas elle meurt  le 20 janvier de l’année suivante. Thérèse n’aura pas le temps de se consoler, elle-même s’éteint, cinq mois plus tard, le 28 mai 1857. Elle n'avait pas atteint ses vingt-quatre ans.

A partir de ce tableau de vie,
je peux mieux comprendre les événements vécus par Thérèse et raconter la vie de la famille que l'on peut lire dans ces billets :

2019-11-22

S_Story Map : Trafalgar


Une carte qui raconte des histoires :
pour cela, j'ai créé une présentation avec StoryMapJS .

Trafalgar, début de la bataille (N.Pocok)

Mon aïeul Tropez Ignace et son frère Félix Ignace ont dû s’embarquer pour aller guerroyer, d’une mer à l’autre, contre les Anglais. À Trafalgar, la bataille a mal tourné. L’un d’eux est mort, l’autre est fait prisonnier. Mais, je ne vais pas tout vous raconter ici…

Vous pouvez lire le récit de leurs aventures dans le challengeAZ : Marins en Méditerranée (en suivant ce lien) : Trafalgar

Je vous propose de partir avec eux, sur le vaisseau le Berwick, en suivant leur trajet étonnant que j'ai retracé sur StoryMap.

J’ai égrené les dates et j’ai posé les lieux de cette aventure. Nos marins ont navigué depuis Saint-Tropez, en bravant les tempêtes, la faim, l’inconfort et l’ennui de l’attente interminable durant ces dix mois de voyage, jusqu’à la bataille tragique du 21 octobre 1805.

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Si vous voulez savoir ce qui est arrivé aux deux frères Félix Ignace  et Tropez Ignace, les récits plus détaillés sont dans ces deux articles :

2019-11-21

R_Récits


Il était une fois le père du père de mon père …



A la manière du récit de Péter Esterhazy qui m’a déjà inspiré un billet, je vais raconter notre lignée paternelle.

Mon père, (avant qu'il soit mon père), accompagné de quelques copains, remontait la rue. Ma mère et ses amies la descendaient. En passant sur le pont, les deux groupes se sont croisés et il semble que Cupidon ait fait le lien. La rencontre était improbable. Les ancêtres de ma mère avaient vécu, depuis la nuit des temps, dans leur montagne du Vivarais-Velay.
Le père de mon père, emmenant sa famille avec lui, installait l’électricité sur les voies ferrées. Ils avaient tant voyagé, que mon père ne savait quelle adresse indiquer sur son acte de mariage. Le père de mon père ne savait déjà plus d’où venaient ses ancêtres marins en Méditerranée.




Les Étrusques s’étaient endormis depuis longtemps lorsque nos vieux pères naquirent en Toscane ; c’était au XVe siècle, donc au quattrocento, sans doute avant. 

Pourquoi le fils de Carlo, fils d’Andrea, fils de Scipione, fils d’Andrea, fils de Cesare, fils de Bartolomeo, fils de Matteo,  a-t-il quitté Giglio, leur île merveilleuse où la famille avait fait souche depuis plus de huit générations ?

Parce qu’il aimait les Françaises, pardi ! me dit un cousin italien. En effet, le père Ignacio est venu à Saint-Tropez, en 1775, pour épouser sa belle demoiselle Cerize. (J’aurais tant aimé qu’elle soit notre aïeule !)
Les deux fils d’Ignacio sont Félix Ignace et Ignace Tropez. L’un d’eux est mort à Trafalgar, l’autre aurait pu mourir au cours de ses dix années de captivité. Et nous ne serions pas là !
Ils n’ont pas la même mère. Je n’apprécie guère cette grand-mère, mais le père de celle-ci est un personnage important : un rey, un rais de madrague. Et je ne connais pas encore leur ascendance.


Si ce récit vous fait perdre la boule, sachez jeunes néophytes, que mes recherches généalogiques sont nées dans la mer et que je me noie souvent dans nos arbres. 

On peut rêver avec "le roi de l'île"  (j'aurais aimé écrire comme le poète)