2017-07-15

1640 Aix-en-Provence

Nous sommes à Aix-en-Provence, nous arrivons devant l’université où mon fils étudie.
Nous levons les yeux pour admirer le clocher de la cathédrale Saint-Sauveur.


Les cloches se mettent à sonner alors que nous pénétrons dans la nef.
Un sentiment étrange m'envahit,  est-ce à cause de la beauté du lieu ?
"Nous plongeons dans l’histoire, cela doit te plaire" me dit mon fils.



Qui sont ces gens qui prennent place devant l’autel ?
Seul mon fils remarque leurs tenues. J’ai tellement l’habitude de me transporter dans le passé que je ne suis même pas étonnée de constater que les costumes sont anciens et que l’atmosphère est particulière.
Nous nous faisons discrets et nous allons dans une nef latérale pour admirer l’architecture de la cathédrale.

Pourtant je me sens attirée par cette cérémonie qui a lieu ici. On célèbre un mariage, je tends l’oreille pour écouter ce que dit le curé dans une langue ancienne.

Rostan Aymar, fils de Peyron, 
et Magdalene Verdelette, fille d’Anthoine 
sont unis en mariage ...


Oh ! je n’en crois pas mes oreilles : Rostan Aymar !
Mais c’est notre aïeul, celui dont j’ai tant cherché le mariage à Saint-Julien.
Magdalene vit donc à Aix-en-Provence, dans cette paroisse de Saint-Sauveur, c’est inattendu.
Vais-je oser féliciter les mariés ?
Nous les voyons, mais ils ne peuvent pas comprendre notre présence.

Depuis si longtemps je souhaite les rencontrer, alors ce n’est pas le moment d’hésiter, nous devons franchir la frontière qui sépare nos mondes parallèles. J’écarte le rideau de vibrations et courageusement nous tentons de passer dans leur univers.
Est-ce que tu me suis mon gars ? Viens, nous allons nous présenter à nos ancêtres.


“Bonjour Rostan, c’est une chance de trouver toute la famille réunie pour la noce. Nous sommes les descendants de votre fils aîné, je vous connais depuis quatre siècles…”
Ouh, je ne maitrise plus du tout la temporalité. Le passage du XXIe siècle au XVIIe s’avère périlleux.
Le jeune homme esquisse une grimace dubitative. Mon fils essaye de sauver la situation.
“Cher grand-père, on ne s’attendait pas à vous rencontrer ici. Je vis  à Aix en 2017.”
Peyron Aymar, son père, vient nous saluer, je lui dis :
“Vos noms à tous sonnent bien dans mon arbre où les branches Aymar apparaissent bien solides.”
Mon fils se sent obligé d’expliquer que je parle d’arbres généalogiques.

Voilà que s’approche Magdalène Verdelette,  petite et menue comme une brindille. Elle me demande de lui raconter ses enfants qui vont naître. Je la rassure en répétant que leur fils ne va pas tarder à pointer son nez. Cependant  je ne peux pas renverser les rôles et lui poser la question pour savoir s’il est baptisé dans cette cathédrale. Il me semble compliqué de lui dire que j’ai rencontré Claude lors du rendez-vous ancestral (#RDVAncestral n°6). Il pensait mourir et je l’ai un peu houspillé car il est bien plus vaillant qu’il ne le croit.


La jeune femme me prend par la main et m'emmène devant cette statue qui lui ressemble.

"Chère Magdalène, sache que tu es la mère d'une descendance innombrable, prends soin de vous tous, et soyez heureux " lui dis-je, avant de rentrer dans notre époque.

2017-07-05

Bilan ChallengeAZ 2017

Il fut terrible ce challenge sur le thème de la Révolution.

Au fils de jours les têtes sont tombées. Je n’ai jamais eu autant de morts dans un challengeAZ.



Étaient-ils des Honnêtes Hommes ? Je ne me permettrais pas de les juger car personne n'aurait souhaité être à leur place.

François a été fusillé, le sang de l’abbé Sauvade a coulé sur l’échafaud, Une mère et son fils, ainsi que le sieur Barou du Soleil et Gaspard ont été guillotinés, je les ai même rencontrés lors d’un rendez-vous Ancestral dans l’Ossuaire.

Le chapelier Joseph P. a pu garder la tête sur les épaules en Emigrant comme les frères Margaron qui avaient été Dénonçés.

Sophie et Félicité ont eu  l’Idée de Divorcer et de sauver leurs biens.


Ils nous emmènent à Lyon, à Marseille, à Paris, en Mâconnais, en Auvergne, dans le Vivarais - Velay, en Provence, à Saint-Tropez ... alors que se dessinent les départements (joKer) et que les archives constituent leurs Inventaires qui nous seront précieux.

Nous avons entendu les échos du Quatorze Juillet, nous avons vu tomber les Pierres.

Quelques-Z-enfants ont causé des inquiétudes, d’autres ont reçu des prénoms révolutionnaires (W)


Nos Ancêtres ont rédigé des Cahiers de doléances car ils avaient Trop de revendications.



Je suis ravie que ces personnages aient pris vie et se soient croisés au carrefour (X) de ces 26 pages.
J’espère vous donner des pistes pour aller à la rencontre des vôtres entre 1789 et 1799.