2016-06-14

L _ Lebraou et les Loups

- Hé Briqueloup, aurais-tu une histoire de loup à raconter ?


Notre village est situé dans le nord ouest forestier de la Provence intérieure, les forêts recouvrent les collines des Défends, de la Colle, … .
Autrefois, il y avait des loups dans la région, il était important de s’en protéger. Les hommes s’organisaient pour les détruire et ils étaient récompensés lorsqu’ils en tuaient.
 Au XXIème siècle, les loups sont protégés. Ils sont revenus dans le pays depuis moins de dix ans. Comme ils se reproduisent bien, ils sont nombreux, à tel point que les bergers ne s’aventurent pas à laisser éparpiller les moutons dans les bois alentours. Récemment, un troupeau a été décimé, dix bêtes blessées ou tuées, des brebis affolées qui avortent, le traumatisme touche autant les bergers que les moutons. Un homme a vu deux loups dans le Bois des Défends, ils le regardaient dans les yeux. Les bergers ne vont plus en transhumance dans certains alpages. Les chemins s’embroussaillent et les forêts deviennent sauvages comme les loups qui vont les peupler impunément.



François avait pour surnom Lebraou. Il a dû chasser les loups plus d’une fois, il était garde forestier en 1846. A ce titre il signait le procès-verbal des déclarations de prises de loup. Pour toucher la prime promise par la préfecture, il fallait couper l’oreille de l’animal ; ce qu’a dû faire le 17 mai 1851, un homme ayant trouvé une nichée de sept jeunes louveteaux au quartier des Colletons. Ce jour là, François Berne et son beau-frère Casimir Audibert étaient présents pour témoigner des faits.

François Berne épousa Joséphine Audibert en 1830. Puisqu’il avait 40 ans et elle 36 ans, on peut se demander pourquoi ils ont attendu si longtemps. Ils se connaissaient depuis toujours. La mère de François était la marraine de deux jeunes sœurs de Joséphine, filles de Jean François Audibert (sosa 86)
François et Joséphine n’ont pas eu d’enfant. Sur les registres BMS, on voit la signature de cet oncle très présent et attentionné pour ses neveux. Nous possédons une aire encore en indivision et un terrain enclavé entre deux parcelles Berne, ce qui témoigne de la générosité de l’oncle François.  


Voici François dit Lebraou et les petits loulous


Sur ces photos que je viens de retrouver, on le voit entouré de ses neveux. Les enfants s’appuient avec confiance contre leur grand-oncle.
Claire pourrait avoir 3 ans, Albert : 5 ans. Pierre : 8 ans. La photo aurait ainsi été prise en 1868 environ.
Albert, né en 1863, est mon arrière-grand-père.

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