2015-07-22

À Vergons

Pourquoi les filles de Vergons vont-elles s’établir sur la côte ?

C’est la question que j’ai posée à un Vergonais qui m’a raconté que les filles du village préféraient, comme sa mère, se marier sur la côte d'Azur plutôt que d’épouser un compagnon de leurs jeux d’enfants. Il n’allait pas jusqu’à affirmer que cela répondait à l’histoire de mon ancêtre. Mais la coïncidence me plait !  


Vergons est un bourg dans les Alpes de Haute Provence, près du col de Toutes Aures; à l’altitude de 1000 m, les pâturages sont verts, fleuris et agréables aux abeilles et aux moutons.
A la fin du XVIIe siècle, dépendant de la viguerie de Castellane, le village comptait soixante feux.
Une branche de mes ancêtres vivait là à cette époque.
Marguerite Paule est la fille de Jacques Paul et de Jeanne Mouresse. 
Dans le sud les patronymes s’écrivent au féminin. A Vergons, il y a encore des familles Paul et  Mourre…


La petite Marguerite est née le 12 février 1688.
J’ai trouvé, pour l’heure, quatre enfants dans les registres (AD 04).
Jean PAUL né le 19/12/1681 –
Catherine PAULE née le 12/12/1684 –
Honoré PAUL né le 9/09/1690.

Marguerite a six ans lorsque sa mère meurt le 4/12/1694. Je ne sais pas si l’on fêtait les anniversaire des aînés mais ce mois de décembre a dû être bien triste. Qui a élevé les jeunes enfants ?

En 1717, Marguerite s'installe à Saint-Tropez, le 1 février, elle épouse Jean Baptiste Marquet 37 ans, il est veuf, avec un petit Joseph âgé de sept ans.
Marguerite, la nouvelle épousée, a 28 ans, mais le curé écrit qu’elle en a 25. Ce qui va me donner l'occasion de tourner les pages des registres BMS de Vergons et d'étoffer les arbres. 
Trois enfants vont naître dans le couple Marquet à Saint-Tropez :
 Jean Baptiste, qui porte le nom de son père, est un bébé chétif, ondoyé en urgence.
« l'an mil sept cent dix sept et le dix du mois de novembre à deux heures après-midi dans l'église paroissiale de Saint-Torpez a été suplée les cérémonies du baptême par moi prêtre soussigné à Jean Baptiste Marquet fils de Jean Baptiste travailleur et de Marguerite Paule du lieu de Vergons mariés né le neuvième du courant à deux heures du matin le parrain a été Jean Baptiste Rebufel de Séranon et la marraine Élisabeth Dalere qui n'ont scu signer v+  baptisé à la maison à cause qu'il s'est trouvé en danger de mort par Élisabeth sage-femme " 
 Ce premier-né meurt à l’âge de 8 semaines.
« l'an mil sept cent dix huit et le neuf du mois de janvier a été enterré dans le cimetière de cette paroisse Jean Baptiste Marquez fils de Jean Baptiste Marquez matelot et de Marguerite Paule baptisé dans cette église le dix du mois de novembre dernier le père et les parents ont assisté à l'enterrement avec les prêtres de la paroisse… »

Un an plus tard, arrive Marguerite Rose qui porte le prénom de sa mère, elle vivra 68 ans
Mon aïeul, Jean Joseph, naît en 1721 et meurt en 1795.

Au bout de six années de vie commune, Marguerite PAULE décède à l’âge de 35 ans, elle est inhumée le 8 du mois de mai 1723 "décédée hier de maladie".

La clue de Vergon
Nous sommes allés découvrir Vergons.
Le village actuel est moins ancien que celui habité par mes ancêtres, j'aurais aimé voir lespierres leurs maisons...

La chapelle romane Notre-Dame-de-Valvert,  entourée du cimetière, a été construite au  XIIe siècle.


Il sera intéressant de déchiffrer encore les pages des registres BMS de Vergons, (malgré les lacunes) pour comprendre la famille. Déjà quelques indices sont à explorer du côté des parrains et marraines. 

2015-07-19

Hit de mes articles préférés

Les 26 articles du challenge se suivent de A à Z. J’ai des préférences, des coups de cœur, certains me touchent de près et ce ne sont pas ceux que mes lecteurs ont beaucoup lu.



 Voici mes choix personnels :

Mon grand-père était sur le front d’Orient en 1915. Dans son carnet de guerre, il décrit ce que vivaient les soldats, juste avant de mourir, pour la plupart d’entre eux.

Deux frères sont embarqués pendant dix mois sur un grand vaisseau, ils participent à la bataille de Trafalgar.  Ils sont retenus prisonniers dans les prisons anglaises. Mon aïeul reviendra huit ans plus tard et recevra la médaille de Sainte-Hélène.

Saint-Tropez a vraiment perdu la tête.
Une lettre adressée à mon arrière grand-mère
  • Le plus court : U_Ursule Talon, en 100 mots
  • Le plus lu : Le bilan de mon challengeAZ

 Les pages que je préfère :



2015-07-09

Le bilan de mon challengeAZ

Quelle satisfaction d’avoir relevé le défi ! Je me suis sentie entourée par tous les challengistes, nous étions nombreux à partager cette belle expérience.
Avec ce blog, j’ai voulu écrire les pages que j’aurais aimé lire, si l’on m’avait raconté mes ancêtres.


Source gallica.bnf.fr / Bibliothèques de Marseille 
En se promenant dans la forêt de Briqueloup, on rencontre plusieurs arbres de tailles et d'espèces variées car depuis des siècles, les essences forestières sont abondantes.
Dans les arbres de mes ancêtres, marins en Méditerranée, bruissent des récits de vies (à découvrir en cliquant sur le lien des lettres en gras).
Écoutez les histoires de Raïs des madragues, de Capitaines, de pirates Barbaresques. Nos arbres frémissent du bruit des batailles à Trafalgar et aux Dardanelles. Les voiles des bateaux vibrent au souffle du vent qui pousse les caravanes maritimes vers le Levant, sur les routes de la soie (K), et peut-être même jusqu’ à Zanzibar…


Ces arbres murmurent l’attente des femmes de marins : Marie, Ursule, et les Jumelles de Saint-Tropez. Les feuilles tremblent lorsqu’il est question de mariages, de veuvages. Les jeunes pousses bourgeonnent (X et N). Ignazio et ses Ignace me sont devenus familiers (H). 
Depuis le Golfe du Lion jusqu’à Foça en la mer Égée, en traversant la mer Tyrrhénienne, tout au long de ce mois de juin, j’ai voyagé en Méditerranée. J’ai marché dans les rues de Saint-Tropez, j’ai grimpé du port jusqu’à la citadelle de Saint-Tropez, jusqu’au castello de Giglio et celui de Procida.
Where in Marseille : cet article publié un peu après minuit m’a illico apporté un commentaire et l’acte de mariage qui me permet de remonter une génération de la famille Nicolas.
J’ai remonté le temps avec une vitesse vertigineuse, sans craindre que l’on se moque de mon imagination, je me suis sentie proche de mes racines méditerranéennes, Étrusques et Y Grecques …

Giglio

J’étais le roi de l’île