2019-11-21

R_Récits


Il était une fois le père du père de mon père …



A la manière du récit de Péter Esterhazy qui m’a déjà inspiré un billet, je vais raconter notre lignée paternelle.

Mon père, (avant qu'il soit mon père), accompagné de quelques copains, remontait la rue. Ma mère et ses amies la descendaient. En passant sur le pont, les deux groupes se sont croisés et il semble que Cupidon ait fait le lien. La rencontre était improbable. Les ancêtres de ma mère avaient vécu, depuis la nuit des temps, dans leur montagne du Vivarais-Velay.
Le père de mon père, emmenant sa famille avec lui, installait l’électricité sur les voies ferrées. Ils avaient tant voyagé, que mon père ne savait quelle adresse indiquer sur son acte de mariage. Le père de mon père ne savait déjà plus d’où venaient ses ancêtres marins en Méditerranée.




Les Étrusques s’étaient endormis depuis longtemps lorsque nos vieux pères naquirent en Toscane ; c’était au XVe siècle, donc au quattrocento, sans doute avant. 

Pourquoi le fils de Carlo, fils d’Andrea, fils de Scipione, fils d’Andrea, fils de Cesare, fils de Bartolomeo, fils de Matteo,  a-t-il quitté Giglio, leur île merveilleuse où la famille avait fait souche depuis plus de huit générations ?

Parce qu’il aimait les Françaises, pardi ! me dit un cousin italien. En effet, le père Ignacio est venu à Saint-Tropez, en 1775, pour épouser sa belle demoiselle Cerize. (J’aurais tant aimé qu’elle soit notre aïeule !)
Les deux fils d’Ignacio sont Félix Ignace et Ignace Tropez. L’un d’eux est mort à Trafalgar, l’autre aurait pu mourir au cours de ses dix années de captivité. Et nous ne serions pas là !
Ils n’ont pas la même mère. Je n’apprécie guère cette grand-mère, mais le père de celle-ci est un personnage important : un rey, un rais de madrague. Et je ne connais pas encore leur ascendance.


Si ce récit vous fait perdre la boule, sachez jeunes néophytes, que mes recherches généalogiques sont nées dans la mer et que je me noie souvent dans nos arbres. 

On peut rêver avec "le roi de l'île"  (j'aurais aimé écrire comme le poète)

2019-11-20

Q_ des questions


Cette question plait à tous, même aux personnes qui ne s’intéressent guère à la généalogie :

Q
uel est le nom de vos 4 grands-parents ?
          Le prénom, le patronyme 
et bien sûr le nom de jeune fille de chaque grand-mère.


Comme j’aime les questions, (je préfère même les questions aux réponses trop faciles), j’ai pensé à formuler celle-ci :
Connaissez-vous la maison de naissance de vos parents, et celle de vos grands-parents ?


Escalier de l’Hôtel Caumont, juste pour illustrer, parce c'est un bel escalier


Récemment, il m’est arrivé, par un heureux concours de circonstances, de loger dans un vieil immeuble, voisin de la maison où habitaient mes arrière-grands-parents, à Marseille.
J’ai poussé la porte, nous sommes montés dans l’escalier (qui n'est pas aussi majestueux que celui ci-dessus !). Avec émotion, j’ai pensé à notre famille accueillant, dans cette maison, leur petite Rose qui deviendra ma grand-mère  …

D’autres questions se sont bousculées :
Que reste-t-il de leur époque ? Quelle était leur vie quotidienne ? Quelles rues traversaient-elles pour aller à l’école ?

J’essaye de reconstituer le puzzle avec les informations que je connais. Mais, de nouvelles questions surgissent pour préciser les réponses qui peuvent ainsi s'enrichir. 

Milan,  Cimetière Monumentale


2019-11-19

P_album Photo

Aimeriez-vous recevoir un album de photographies inédites, autour d’une ancêtre ayant vécu entre 1868 et 1948 ?
Pour une cousinade, organisée à l’occasion des 90 ans de Jacqueline, nous avons décidé de lui offrir un album de photos rassemblant des personnes autour de sa grand–mère.

« Autour de Fanny »



Je possédais différents portraits de la parentèle de Fanny, recueillis au cours de mes recherches. Il fallait les regrouper sur un support qui les mette en valeur.

Un album de photos imprimé
Photobox propose différentes créations (pour un prix raisonnable). Nous avons choisi un livre de photos carré de 30 pages, avec une couverture rigide.

La réalisation est facile et intuitive, il suffit de transférer les photos, de les disposer sur les pages, d’écrire les légendes. La livraison est rapide.
Sur mon compte, je conserve l’original de cet album que j’ai offert. Il est présenté en mode diaporama.
Si un cousin veut le visualiser, je lui communiquerai les codes d’accès à notre compte ; il pourra commander un exemplaire supplémentaire.

Cet album a eu un grand succès, Jacqueline était émue. Ses fils et ses petits enfants ont découvert leurs ancêtres qu’ils ne connaissaient pas. Les discussions autour de la généalogie pouvaient commencer dès l’apéritif !


2019-11-18

O_Ouvrages de nos aïeules


Lorsque je range les armoires avec mes enfants, nous plions ensemble les draps, les nappes, les serviettes, les torchons …



Quelle belle occasion de montrer notre généalogie, de la déplier, de la ranger, de la toucher, de la sentir; elle a une bonne odeur de linge propre.

Nous lisons les initiales brodées, les marques cousues, les petits points de croix malhabiles...

Alors, je pose ces questions, celles que les jeunes attendent et peut-être qu’ils apprécient :


Qui portait ces initiales ?  Qui évoquent-elles ?


Quelle mère a brodé ces lettres pour son fils ?  

Quelle jeune femme préparait son trousseau ?
Fillette malhabile, jeune fille rêveuse, fiancée impatiente ?

Mon AGM devait être une petite fille lorsqu’elle a tracé, avec un fil de coton rouge,  la lettre N à l’envers, sur ce torchon. 
NM = Marie Nogier (sosa 11)


Quelle émotion de réussir à identifier cette très vieille petite nappe où la vieille grand-mère d’un cousin a laissé ses initiales : JD. Elle s’est mariée en 1842, dans les Alpilles et on ne la connait plus du tout. Les petits points de croix de son fil rouge sont délavés, quasiment effacés. 


J’enjolive le contenu de mes placards, mais sachez qu’il s’y trouve aussi quantité de vieux chiffons, de napperons, de mouchoirs, tachés, usés, démodés, inlavables, inutilisables.  Je les conserve, malgré tout, comme de précieuses archives familiales. 

Mes aïeules étaient économes, elles reprisaient, elles ravaudaient, elles réutilisaient les draps usés au centre en leur ajoutant des pièces … 
Elles les transformaient en serviettes ajoutant l’initiale du prénom de chacun, en napperon avec un tour de crochet.
Leur linge me parle d’elles.  


Mes armoires sont des forêts, pleines de généalogie.


Vous pouvez lire encore:
et
D’où viens-tu Thérèse ?
qui rend hommage aux initiales JD, brodées sur la petite nappe

2019-11-16

N_ NMD une collection de faire-part


Naissances, Mariages, Décès

Une collection de faire-part


Avant que je ne m’intéresse à la généalogie, j’avoue que je ne savais que faire des cartons que l’on m’envoyait. À présent, les faire-part m’apparaissent comme des documents précieux que je collectionne.

Je possède quelques billets de part de funérailles qui montrent la famille et les relations sur une page, soigneusement ordonnée par la préséance.

Celui de Casimir Chartron (sosa 44)  m’a bien aidée à situer tous ses enfants. 


Lorsque survient un décès, lorsqu’un enfant arrive, lorsqu’un couple s’unit, la famille se reconfigure. Il est vraiment important d’en faire part aux cousins, aux amis, aux voisins… Les relations sociales se resserrent à cette occasion. Les rituels sont suivis à la lettre, car il importe de ne pas faire d’impair.
On offre des cadeaux de bienvenue au nouveau-né, aux jeunes mariés. On se rend à la cérémonie, on félicite les époux et leurs parents et l’on pleure ensemble les morts.

Ouvrir nos  boîtes d'archives et montrer les cartes et les correspondances anciennes permet de faire revivre les relations familiales et de situer la proximité entre les membres de la parenté.


Avec une typographie soignée, les noms sont inscrits sur des cartons gravés selon un ordre précis. Au XXème siècle, ils s’agrémentent d’une illustration, puis d’une photo montrant la présence du bébé, ou des jeunes mariés. Au XXIe, la fantaisie est permise, et les faire-part, envoyés par courrier postal, deviennent plus rares.
J’essaye aussi de classer les annonces, reçues au format numérique, pièces-jointes ou captures de photos qui s’égarent sur la toile.

Conservez-vous les faire-part contemporains ? 

2019-11-15

M_100 Mots




(en 100 mots :)

J'aime ce défi d'écrire, en 100 mots, présenter une courte biographie d’un ancêtre comme une petite gourmandise pour ouvrir l’appétit.

Il faut doser les ingrédients : fraîcheur, variété, qualité, tout en légèreté.

La contrainte de la concision pousse le lecteur à savourer chaque mot. Le scripteur veille à garder l’essentiel, à limiter le bavardage.

Pas de risque d’ennui, c’est si bref ! Et si le récit est réussi, les convives vont regretter que l’on n’ait pas étalé une double ration de friandises.

Voici mes petits billets préférés :





2019-11-14

L_ Livre

Le must serait quand même d’écrire un livre…



Depuis longtemps, j’ai envie de rassembler mes articles, des bribes de récits qui forment des puzzles, des séries qui s’enchaînent sur mon blog.
Pour organiser un livre, on a besoin d'un logiciel de PAO. Je suis en train de tester Scribus. C’est un logiciel libre et gratuit.

On peut télécharger la version 1.4.x sur le site https://www.scribus.net/ ainsi que celle de Ghostscript.


Scribus propose de mettre en page des blocs : on peut disposer des blocs de texte, des blocs d’images.
S’organiser avant de commencer le travail est nécessaire. Les fichiers textes et les images doivent être stockés dans un dossier particulier.
Il est préférable d’entrer un document contenant le texte définitif, même s’il peut être modifié. J’ai opté pour la police Garamond qui offre les caractères gras et italiques. La taille : en corps 12.
Le bloc image se place sous le bloc texte, ou bien à côté. Illustrer demande un soin particulier, les images doivent être de bonne qualité pour garder leurs couleurs à l’impression. La norme des imprimeurs est 300 DPI, mais on peut être un peu en dessous si le livre n’est trop grand. J’ai choisi le format A5 : 210 x 148 mm.

Pixabay

Voilà, j’ai écrit ce billet avec beaucoup d’optimisme, en prévoyant de passer quelques heures pour la prise en main de ce logiciel. Cela devait être faisable, mes textes sont prêts et mes images sélectionnées. J’ai repris une série de six billets, que j’ai révisés et améliorés. Je me rends compte que le style sera différent de celui du blog pour cette publication.

J’ai retrouvé le format original des photos que j’avais compressées pour qu’elles soient plus légères à charger sur un mobile.

Mais ...
En réalité, la prise en main de Scribus s’avère très complexe, mon mari qui connait la PAO déplore qu’il ne soit pas plus intuitif et j’ai bien besoin de son aide pour continuer. Arriverai-je à mener à bien ce projet ? 


Avez-vous réalisé un livre avec Scribus, ou un autre logiciel ?

2019-11-13

K_cartes personnages



J’ai réalisé ces cartes à l’occasion d’une cousinade à laquelle nous avons été invités.
J’ai choisi comme sosa 1 : Paul, le père de notre hôte. Ces cartes étaient dédiées aux ancêtres maternels de Paul (qui sont aussi les nôtres puisque deux frères ont épousés deux sœurs).
Ce jour-là, quatre générations étaient réunies dont la plupart ignoraient les noms de leurs ascendants.

Mon projet était de simplement leur faire connaître quelques personnages. 
J’ai établi 21 cartes, au format carte à jouer. Certains personnages se retrouvent sur deux cartes. Je n’ai pas boudé mon plaisir à écrire deux histoires complémentaires.

En quelques mots, la présentation de chaque ancêtre devait être la plus brève possible :
son nom et son prénom, son numéro sosa,
Ensuite, j’ajoute selon ce que je sais de chacun :
son métier, le nombre d’enfants, son lieu de vie, éventuellement quelques traits de caractère si cela peut être dit. 
Trouver une illustration apparaît indispensable : 
un portrait
une signature
la photographie de leur maison ...

A partir de là, il est possible de proposer des jeux de cartes, comme je le montre dans l'article précédent J_jeu de cartes
Avez-vous d'autres idées, pour jouer avec la généalogie, avec ces cartes ?

2019-11-12

J_Jeux de cartes


On peut proposer différents jeux, avec les cartes que je présente dans le billet K_Cartes personnages. En voici quelques uns, à vous de les adapter, en inventant les règles. J'attends vos suggestions...

Loto 

Imprimer plusieurs arbres pour que chaque participant ait le sien. Chacun tire une carte, à tour de rôle, et la place sur l’arbre.


Pour les enfants, même ceux qui ne savent pas lire pourront reconnaître la photo avec ce petit arbre simplifié ci-dessus. 


Si les joueurs sont des connaisseurs, l’arbre peut être plus fourni ; on se repère alors grâce au numéro sosa. Il faut lire le portrait de l’ancêtre, avant de le poser sur la bonne branche.

Memory

Deux jeux de cartes identiques.
Chaque joueur retourne deux cartes, si elles sont semblables, il les gagne et rejoue.

Memory des couples
Plus compliqué, mais avec la même règle, on peut  assembler les couples. 

Grand-mère va au marché
Comme dans la comptine https://comptines.tv/au_marche
Changeons les paroles : Grand-mère va au marché, elle a rencontré sa mère, son père, sa GM, son GP, etc.

Jeu des métiers

Tirer une carte et mimer le récit ou l’image.

Jeu des familles

En s'inspirant du jeu des 7 familles, il est possible d’adapter la composition de la famille en l’élargissant aux fratries, aux cousins, aux oncles et aux tantes …

2019-11-11

I_Imprimer


N’imprimer que le nécessaire, imprimer le moins possible, tel est le principe qui me guide. Par souci écologique, et parce que les documents papier paraissent encombrants, il faut les classer et ensuite je les ouvre rarement. Vous l’avez compris, je préfère les archives numériques.

Toutefois, en certaines occasions, il est appréciable de savoir mettre en valeur nos recherches.

Réalisé avec Généatique

J’utilise mon imprimante pour offrir de beaux arbres aux cousins sympas. En remerciement d’une invitation, c’est un cadeau apprécié, si le document est lisible.

J’ajoute aussi des listes d’ascendance, ce sont des documents de travail, ils s’adressent à des passionnés. Attention, cela peut paraître rébarbatif aux non-initiés.

Avec Généatique, on peut trouver d’autres documents plus attractifs, tels les arbres chronologiques.


Ou des modèles dessinés très décoratifs qui font toujours de l'effet. 


Lorsque les arbres deviennent plus grands, il faut assembler soigneusement plusieurs pages.
Mon logiciel Généatique a tout prévu, les marges de la page, l’espace de recouvrement pour éviter les coupures, les options peuvent se paramétrer. On peut faire des retouches, déplacer des cases, ajouter un titre …


Et vous, imprimez-vous un peu, beaucoup, trop... ? 

2019-11-09

H_Carte Heuristique


Les cartes mentales ou cartes heuristiques peuvent nous aider à structurer une situation que l’on souhaite éclaircir.
On peut utiliser le logiciel XMind pour présenter une biographie ou pour illustrer une chronologie. Les modèles sont nombreux.

J’ai ainsi réalisé sur une timeline le parcours de mon grand-père entre 1914-1918.

La présentation ci-dessous montre une situation qui fait causer depuis plusieurs siècles dans la famille. (Pour aujourd'hui je ne souhaite pas donner davantage de détails, le sujet est encore sensible !) Cette mise en scène des parents de Sophie vous convaincra-t-elle ?

(Au clic pour agrandir)

2019-11-08

G_Généathèmes


Les généathèmes, c’est un certain regard sur la généalogie et une occasion de traiter des thèmes originaux que l’on n’aurait peut-être pas pensé à explorer.


J’ai participé à quelques uns que l’on peut lire sous le libellé GénéaThèmes :


Si l’idée n’avait jamais été proposée, je n’aurais pas eu le projet d’écrire ceux-ci, et ce sont mes préférés.

Carte postale
La généalogie côté insolite
Le plus ancien des ancêtres
Une femme à l’honneur
Correspondances
Paléographie mon amour 
1 GM
J’organise mon année généalogique
Sophie nous sollicite sur La Gazette des Ancêtres et l’on attend ses suggestions pour de nouveaux GénéaThèmes. 

Mea Culpa, j’aurais dû participer plus régulièrement ; mais comme tout exercice, celui-ci s’avère contraignant, c’est ce qui en fait sa valeur.

Alors,  si l’on vous proposait de nouveaux généathèmes, est-ce que cela vous inspirerait ?
Qu’en penses-tu Gazette Ancêtre ? 

2019-11-07

F_Feuilles et forêts


Dans la Forêt de Briqueloup, les arbres grandissent, les feuilles se déploient. 
Et moi j’écris. Je caresse la feuille de papier que frotte mon crayon de bois. Je gratte mes souvenirs, les histoires.


Je gratte pour réveiller les morts. Je grave des lignes de lettres, des mots pour les vivants, pour mes descendants qui n’ont pas le temps de me lire. 

J’ouvre des boîtes ; sous la poussière, les couleurs des archives pourraient reprendre vie.

Des visages sortent de l’ombre. Je gratte le vernis des portraits. J’ôte les déjections des mouches, mensonges du temps. Je répare les accrocs sur la toile.  

Mon crayon gratte sous la terre, creuse encore.    
Je sème des noyaux dans cette terre retournée.
Je jardine dans ma forêt généalogique. Patiemment, soigner l’arbrisseau qui va croître.
Tant d'individus naissent, les buissons deviennent inextricables.
Leur domaine se pare de feuilles, se densifie.
Les familles s'étendent vers de nouveaux horizons.

Je gratte l’écorce pour m’imprégner du parfum,
le tronc me communique sa force, sa puissance.


Il nous parle ce poème, l'aimez-vous ? écrit par Robert Desnos (Fortunes, 1942)

Il était une feuille 

Il était une feuille avec ses lignes
Ligne de vie
Ligne de chance
Ligne de cœur
Il était une branche au bout de la feuille
Ligne fourchue signe de vie
Signe de chance
Signe de cœur
Il était un arbre au bout de la branche
Un arbre digne de vie
Digne de chance
Digne de cœur
Cœur gravé, percé, transpercé,
Un arbre que nul jamais ne vit.
Il était des racines au bout de l’arbre
Racines vignes de vie
Vignes de chance
Vignes de cœur
Au bout des racines il était la terre
La terre tout court
La terre toute ronde
La terre toute seule au travers du ciel
La terre.


Mon grand-père exploitait sa forêt qu’il a dû abandonner pour partir à la guerre en 1914. Ma grand-mère a continué à s’occuper de faire des coupes dans les arbres, pour laisser croître les plus jeunes sapins, et pour élever ses enfants. Vous pouvez lire Dans les bois de mon grand-père, c'est l'un des premiers billets, écrits alors que mon blog était tout jeune. 


2019-11-06

E_Écrire


Les manuscrits de mes ancêtres sont devenus précieux à mes yeux, j’aurais souhaité qu’ils en laissent davantage. Hélas, ils ne ressentaient guère le besoin d’écrire. Par chance, a été oublié mais conservé, le journal de guerre que mon grand-père a rédigé depuis le front d’Orient, durant la 1ère Guerre Mondiale. Quant à sa correspondance, elle est partie dans les flammes ; j’étais une enfant, mais je me souviens avec dépit du feu dans le jardin, selon le souhait de mon père.


Nous possédons plus d’archives du côté de mon mari, j’ai lu et numérisé des correspondances de collatéraux, des journaux intimes de jeunes filles, un livre de raison et beaucoup de documents manuscrits.
Même les listes de courses deviennent des témoignages qui racontent des vies d’autrefois.

Correspondance épistolaire
entre mari et femme, entre parents et enfants, cousins, ami.e.s, parentèle…


J’ai passé beaucoup de temps à étudier ces correspondances, regrettant toutefois de ne lire qu’une partie des lettres sans leur réponse. Il appartient à une époque révolue, ce geste d’écrire avec plume et encrier, soigneusement, en pensant au destinataire. Désormais, personne n’a envie de se consacrer régulièrement au courrier et l’on ne conserve pas longtemps les messages sur le téléphone. C’est dommage pour nos descendants !


Journal intime
Virginie a tenu un journal jusqu’à son mariage. Elle en a déchiré plusieurs pages et brûlé les premiers cahiers. Elle avait l’intention de détruire les autres. Voici ce qu’elle écrit en 1875.


Livre de raison
Comme il nous semble désuet, ce cahier rédigé par l’arrière-grand-père qui expose sa généalogie avec sa plume du XIXe siècle.
Il s’adresse à son fils aîné pour l’instruire, mais aussi pour le charger d’assumer ce qu’il présente comme un modèle familial magnifié, que l’on doit perpétuer sans rien changer.


Pensez-vous qu’il faudrait encore écrire des livres ainsi ?
Nos descendants aimeraient sans doute en trouver dans nos tiroirs (à condition que nous leur laissions la liberté de vivre à leur guise).


2019-11-05

D_Diaporama


De retour d’un voyage sur le chemin des papetiers, j’ai organisé mes photos pour faire un petit diaporama.

Dans le Livradois, sur le chemin des papetiers

On peut créer un diaporama avec PowerPoint si vous avez Microsoft Office, ou avec Libre Office Impress, si vous préférez.

On a la possibilité de l’enregistrer sous forme de présentation diaporama, ou au format PDF.  

Envoyer par mail
Certaines personnes peuvent apprécier de  recevoir ce document par email, avec une pièce jointe à conserver. Bien sûr, il vaut mieux éviter les courriers collectifs, envahissants et démodés. Je suis vigilante pour sélectionner avec précaution le destinataire, afin de  m’assurer que le message soit reçu de façon agréable. 

Je vous conseille de ne pas mettre trop de photos et d’éviter les animations vertigineuses.

Présenter
La présentation sur tablette, à condition qu’elle soit brève, sera facile à montrer, lors d’une visite dans la famille.

Si on invite plusieurs personnes, projeter sur un écran de télévision, en reliant le pc avec un câble, apparaît comme une bonne idée pour améliorer le visionnage. 


On peut aussi créer un diaporama avec Google Slides, il sera alors stocké dans le cloud.

Pour vous permettre de la voir ici, sur ce blog, j’ai importé cette présentation PowerPoint dans Mon Drive.

Partager un lien
On obtient un lien qui offre la possibilité de partager ce document avec d’autres utilisateurs. Il existe plusieurs options : en lecture seule, ou en laissant la permission de le modifier ou de commenter. On peut donner, ou refuser, le droit de télécharger ou d’imprimer et de copier le travail.

Intégrer dans le blog
Dans Blogger, j’insère le code HTML obtenu par le menu fichier : publier sur le web.
Mon diaporama est alors intégré ci-dessous. Il convient de modifier la taille (je l'ai divisée par trois, ici).

 En cliquant sur la flèche, la lecture avance automatiquement à la vitesse que j'ai choisie. 





Avez-vous quelques fois envoyé un diaporama pour raconter votre généalogie ?


2019-11-04

C_ Cartographie


C’est probablement la question dont la réponse apporte le plus de surprises au fil des recherches.
D’où viennent-ils ?


La plupart de nos ancêtres ont vécu dans le même lieu où les générations se sont succédées.

Remonter temporellement, c’est aussi remonter géographiquement. Tôt ou tard, surgit une branche dont l’origine n’est pas du village. Au début, on bloque ; alors, cette branche qui se charge de points d'interrogation en devient plus intéressante, surtout lorsque l’on trouve un acte de naissance dans un bourg voisin ou plus lointain et inattendu. C’est une autre histoire famille qui se dessine. Qu’il importe de tracer …

Bien sûr, nous consultons les cartes actuelles, très vite, impatients de localiser les lieux de vie et les routes. On se promet d’y aller à la prochaine occasion, même si c’est loin, même si c’est compliqué, même si l'on sait qu’il y a peu de chance que l’on  retrouve des traces. La généalogie est pour moi une source de voyages.


A l’occasion d’une cousinade, j’ai réalisé cette carte  avec Google Map. Elle a causé un grand étonnement aux participants qui ne se doutaient pas des différents lieux d’origine de nos familles.

Il est facile de créer une tel document à partir d’une liste de lieux référencés. Il suffit d’importer un fichier Excel contenant une liste d'adresses,  ensuite Google les place automatiquement sur une carte. Cette photographie a retenu l’attention plus sûrement qu’un discours détaillé. De plus, cela peut être partagé et complété par des cousins en coworking, sur le cloud de Google Drive.

On peut préférer le logiciel libre Umap, basés sur les fonds de cartes d'OpenStreetMap.
Il faut bien sûr explorer aussi le site génial de Géoportail.



J’ai présenté récemment, au groupe PFL (Patrimoine et Familles du Lyonnais), un diaporama qui explore des outils pour la cartographie.


2019-11-02

B_Blog


Voilà une excellente idée pour présenter sa généalogie de façon attractive : 
tenir un blog


Je suis sûre que c’est un  projet magique qui peut produire plusieurs effets : 
intéressant pour vos lecteurs, passionnant pour le blogueur et enrichissant pour votre généalogie.

Selon l'inspiration, vous pouvez écrire un billet court (en 100 mots) ou une longue série.

Personne n’est obligé de vous écouter, ou plutôt de lire vos articles. Le lecteur va choisir le moment où il est disponible, il va savourer, zapper, survoler, ou apprécier et s’attarder pour suivre les liens. Il va admirer les photos qu’il peut même capturer et utiliser pour enrichir ses albums, s'il est de la famille. D'ailleurs, parmi les bonnes surprises ✨: mon blog a permis de prendre contact avec des descendants de nos lointains ancêtres et d'avoir des rencontres géniales avec des cousins qui se reconnaîtront ici. 👪
Les commentaires  sont bienvenus, on peut apporter des réponses, et même découvrir de nouveaux amis. (Merci aux lecteurs fidèles qui commentent régulièrement mes billets, vos encouragements sont précieux !)

Écrire un billet de blog, nécessite d’être bien documenté et de s’appuyer sur des sources fiables, qu’il est préférable de citer. Il n’est pas rare que ce travail préparatoire débouche sur de nouvelles pistes à explorer, des découvertes qui boostent nos recherches. Il faut alors recadrer le récit pour qu’il reste cohérent. Ensuite, lire, relire, développer certains points, sans oublier de couper les hors sujets.
La partie la plus importante me semble être celle de la rédaction à laquelle j’accorde beaucoup de soin. Je constate que les tout premiers articles n’étaient pas aussi aboutis que les textes actuels. Plus on écrit, plus la plume glisse facilement.

Je vous incite donc à créer un blog, si vous ne l’avez déjà fait. C’est le sujet de l’atelier que je présente aux Archives de Lyon, ce mois-ci, à l’occasion de la semaine de la généalogie.

Bloguez, Twittez, partagez votre généalogie


Je suis fière d’avoir pu décider plusieurs généablogueuses à publier leur blog. Bravo Fanny-Nésida, Christiane et Stessy !

La communauté des généablogueurs est particulièrement dynamique. J’apprécie de communiquer avec vous tous. Tous vos blogs me stimulent et j’en conseille la fréquentation.

2019-11-01

A_de A à Z


26 façons de présenter sa généalogie, sans ennuyer.




Il y a 1001 manières de produire de la généalogie, vous le savez tous.


Nous les expérimentons, nous les partageons, et je vous les ai empruntées plus souvent qu’à mon tour. Chers amis généablogueurs, vous allez certainement reconnaître les idées que vous avez montrées dans vos blogs que j’apprécie. Je vous remercie de permettre à mes ancêtres de se glisser dans ces présentations.

Tout au long de ce ChallengeAZ, 
les 26 lettres de A à Z 
vont mettre en scène 26 façons de présenter sa généalogie sans ennuyer.

Sans ennuyer, bien sûr, car qu’y a-t-il de plus assommant qu’un chercheur qui parle de ses ancêtres. Nous en avons rencontré, et nous savons combien il est difficile de nous arrêter nous-mêmes, lorsque nous commençons à raconter notre passion. Même, si j’ai conscience que ces histoires sont dignes d'être consignées, il importe de les vêtir de costumes originaux pour que les héros évoluent dans un petit théâtre que l'on a du plaisir à fréquenter.

Voilà, je sens que je ne vais pas m’ennuyer à dérouler ce challenge de A à Z.